En bandeau, l’emblème que nous avons choisi est « Le Régent » car c’est l’un des plus beaux diamants au monde et parce qu’il faisait partie des joyaux de la Couronne de France. C’est une gemme d’exception tant par ses qualités que par son histoire.

Notre passion pour les gemmes de synthèse remontent aux années 1980 avec les activités des Établissements céramiques Pierre Gilson SA de Campagne-lès-Wardrecques (France), créés en 1903 et disparus en 1989.

Le premier objectif de Gemmes de France est de relancer la production d’émeraudes de synthèse Gilson et de diamants CVD destinés à la joaillerie et/ou aux applications de haute technologie.

Dans un second temps, les autres synthèses et les imitations Gilson seront produites. Puis, l’accent sera mis sur la synthèse d’autres matières pour répondre à des besoins particuliers, notamment de l’industrie du luxe.

Note : Gilson se prononce comme « Gilles sonne ».



Pierre Gilson (1914-2002)en photo – , fils du fondateur de ces établissements et ingénieur, reprend les travaux des chimistes français Jacques-Joseph Ebelmen (1814-1852), Paul Hautefeuille (1836-1902) et Adolphe Perrey (1858-1918) sur la synthèse de gemmes. Il perfectionne le procédé par dissolution anhydre qu’il baptise « Know-how » (soit « savoir-faire »). En 1958, après une dizaine d’années de recherche, il réussit la synthèse de l’émeraude de qualité joaillerie. Il est le premier en France et le deuxième au monde à atteindre ce résultat.

Le procédé Gilson permet de synthétiser de grandes émeraudes, de haute qualité, pesant chacune jusqu’à 400 carats (soit 80 grammes). Dans les années qui suivirent, l’entreprise Gilson deviendra le leader mondial des émeraudes de synthèse.

Viendra ensuite la diversification qui aboutira à la synthèse Gilson de corindons (rubis, saphirs), de turquoises et à la production des imitations d’opales, de corail et de lapis-lazuli. Pour parvenir à ses résultats, divers outils auront été développés par l’équipe dirigée par Pierre Gilson – en plus du façonnage des creusets en platine – comme une machine, contrôlée informatiquement, servant à polir les facettes de dizaines de gemmes simultanément.

Pierre Gilson s’est également intéressé au diamant mais n’a pas abouti.



Les plaquettes-germes d’émeraude baignent dans une « lave » où elles croissent pendant plusieurs mois. Le procédé « Know-How » permet d’obtenir des émeraudes de synthèse de grande qualité.

Imitant la Nature, ce procédé permet la synthèse d’émeraudes brutes de qualités différentes : très imparfaite (★), moyennement imparfaite (★★), légèrement imparfaite (★★★) et de qualité supérieure (★★★★).



Plusieurs procédés de synthèse du diamant existent (haute pression et haute température (HPHT)…) mais Gemmes de France privilégie le procédé CVD (pour « Chemical Vapor Deposition » soit « dépôt chimique en phase vapeur »). Celui-ci consiste à faire croître un diamant, couche par couche, à partir d’un germe de diamant monocristallin. L’épaisseur de ce germe, placé dans un réacteur à plasma micro-ondes, augmente – à raison de 0,3 mm par jour – grâce à l’apport de méthane et d’hydrogène.

Le contrôle de la qualité et de la croissance du diamant, que permet ce procédé, rend possible, aussi bien, les usages du diamant CVD en joaillerie qu’en haute technologie, tel le stockage de données informatiques.

Un réacteur à plasma micro-ondes avec lequel s’opère la croissance du diamant CVD.

À gauche, un germe de diamant monocristallin qui croîtra dans un plasma, principalement par l’apport de carbone.
Au centre, la plaquette de diamant, à la sortie du réacteur, avec la gangue qui l’entoure.
À droite, la plaquette après retrait de la gangue.
Selon l’épaisseur choisie, la plaquette pourra être taillée pour obtenir un diamant de synthèse utilisé en joaillerie ou servira dans les applications high-tech.

Il est possible d’obtenir des diamants CVD blanc et de différentes couleurs (dits « diamants fantaisie »).